Crédit Photo: Hervé Mukulu

Qu’est-ce que la COP ?

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été ouverte à la signature lors de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (Rio-92). Elle a lancé le régime multilatéral de lutte contre les changements climatiques.

Suivant le principe des « responsabilités communes mais différenciées », ce régime reconnaît l’obligation pour les pays développés de mener les efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et de fournir aux pays en développement des ressources financières, technologiques et de renforcement des capacités pour les actions d’atténuation et d’adaptation.

Le régime repose sur cinq piliers :

  • l’atténuation,
  • l’adaptation,
  • le financement,
  • la technologie,
  • le renforcement des capacités.

D’autres thèmes ont également pris de l’importance dans les débats : pertes et dommages, transition juste, genre, peuples autochtones, jeunesse, agriculture et océans.


Qu’est-ce que la COP ?

La CCNUCC a créé la Conférence des Parties (COP) comme instance chargée de prendre les décisions relatives à la mise en œuvre des engagements adoptés par les pays pour lutter contre les changements climatiques.

La COP réunit tous les pays ayant signé et ratifié la Convention. Actuellement, 198 pays participent à la CCNUCC, ce qui en fait l’un des plus grands organes multilatéraux du système des Nations unies.

La COP est assistée par deux organes subsidiaires :

  • l’Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI),
  • l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA).

La COP sert aussi de Conférence des Parties au Protocole de Kyoto (CMP) et à l’Accord de Paris (CMA).

Les COP sont des sommets annuels des dirigeants sur le climat, généralement organisés en novembre ou décembre. Outre la COP, la CMP, la CMA, le SBI et le SBSTA s’y réunissent également.


Protocole de Kyoto et Accord de Paris

Protocole de Kyoto

Adopté en 1997 dans le cadre de la CCNUCC, le Protocole de Kyoto fixe des objectifs individuels et quantifiés de réduction des émissions pour les pays développés. Il exigeait de ces pays une réduction de 5 % de leurs émissions de 2008 à 2012, par rapport aux niveaux de 1990.

L’un des éléments clés du Protocole était l’introduction de mécanismes de marché pour atteindre ces engagements à moindre coût, dont :

  • le Mécanisme de développement propre (MDP), permettant de développer des projets rentables de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), tout en apportant des bénéfices en matière d’atténuation et de développement durable.

Accord de Paris

Adopté en décembre 2015 lors de la COP21, l’Accord de Paris renforce le rôle central de la CCNUCC.

Il réaffirme les principes de la Convention et introduit trois objectifs majeurs :

  1. maintenir l’élévation de la température mondiale bien en dessous de 2 °C, avec des efforts pour la limiter à 1,5 °C ;
  2. renforcer les capacités d’adaptation et de résilience ;
  3. aligner les flux financiers sur ces objectifs.

L’Accord de Paris innove également en exigeant de tous les pays — développés comme en développement — la soumission régulière de Contributions déterminées au niveau national (CDN/NDC).
Chaque pays y décrit les actions qu’il entend entreprendre face au changement climatique.

La mise en œuvre de ces actions est accompagnée d’un régime renforcé de transparence.
Les CDN respectent la réalité nationale et la souveraineté de chaque État.


Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été créé en 1988 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) pour fournir aux décideurs des évaluations scientifiques régulières sur :

  • le changement climatique,
  • ses impacts,
  • les risques futurs possibles,
  • les options d’adaptation et d’atténuation.

Le GIEC compte aujourd’hui 195 pays membres, dont le Brésil.

Dans ses évaluations, le GIEC expose l’état des connaissances, identifie les points de consensus scientifique et les domaines nécessitant davantage de recherche.
Ses rapports constituent des références clés dans les négociations internationales sur le climat.


Groupes de travail et groupes spéciaux

Les évaluations et rapports spéciaux du GIEC sont produits par trois groupes de travail :

  • Groupe de travail I : bases scientifiques physiques du climat ;
  • Groupe de travail II : impacts, adaptation et vulnérabilité ;
  • Groupe de travail III : atténuation du changement climatique.

Le GIEC dispose également d’un Groupe de travail sur les inventaires nationaux de GES, chargé de développer et d’actualiser les méthodologies pour calculer et déclarer les émissions et absorptions nationales de gaz à effet de serre.

Ces groupes préparent les rapports et sélectionnent les experts qui y contribuent.

Toutes ces activités sont soutenues par des unités techniques d’appui.


Glossaire du GIEC

Le GIEC propose un glossaire des termes techniques utilisés dans ses rapports et dans les négociations climatiques. Le consulter permet de mieux comprendre les sujets abordés et de suivre plus facilement les débats.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *